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République centrafricaine

République centrafricaine: Conflict profile

Depuis son indépendance en 1960, la République Centrafricaine (RCA) a connu de nombreux coups d’état. Sa plus longue période de stabilité passait entre 1965 et 1979, sous le dictateur Colonel Jean-Bedel Bokassa, qui, en 1976, a renommé le pays ‘l’Empire Centrafricain.’ Au même temps, il s’est nommé empereur. La RCA a commencé une transition démocratique pendant les années 90, et a tenu des élections de 1993 organisé avec l’aide de la communauté internationale. Ange-Félix Patassé a remporté cette élection, et a dirigé le pays pendant la décennie suivante. Cependant, son gouvernement est devenu de moins en moins populaire, à cause de ses politiques erratiques et sa corruption. Patassé fut renversé dans un coup d’état de 2003, dirigé par le Général François Bozizé, lorsque qu’il était hors du pays. Après ce coup d’État, Bozizé a suspendu la constitution et nommé un nouveau cabinet, y compris des représentatives de la plupart de partis de l’opposition. Ensuite il a désigné Abel Goumba, un des anciens candidats à la présidence (qui avait perdu contre Patassé) comme son vice-président. Il a installé un Conseil National de Transition pour élaborer une nouvelle constitution et a déclaré qu’il démissionnerait et se présenterait comme candidat dans les élections une fois que la constitution a été approuvée. Il l’a fait et fut réélu en Mai 2005, dans une élection qui a exclu Patassé.

attribution: hdptcar Attribution: hdptcar

La première guerre civil centrafricaine s’éclata en 2004, qui a impliqué de nombreux groupes rebelles, opposés à la règne de Bozizé. La multitude de groupes armés qui composaient les forces rebelles ont sapé les efforts du gouvernement pour mettre en œuvre des accords de paix en 2007, et puis en 2012. Suite à l’accord de paix en 2012, le groupe de Séléka s’est formé. La Séléka – “coalition” en Sango, une des deux langues officielles à la RCA – était composé de nombreux groupes rebelles. Certains entre eux avaient déjà dix ans, pendant que des autres ne se sont formés que quelques mois auparavant, y compris la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), l’Union des Forces Démocratiques pour l’Unité (UFDR) et le Front Démocratique du Peuple Africain Central (FDPC).

Beaucoup de ces groupes étaient géographiquement situés dans les zones marginalisés du nord, et donc étaient majoritairement musulman. En plus, les forces qui composaient la Séléka contenaient plusieurs combattants étrangers du Tchad et du Soudan, qui sont des pays de manière prédominante musulmane. Ces facteurs ont joué un rôle dans l’identification de la Séléka comme un groupe musulman, malgré sa structure variée et sa composition fluide. Il est considéré que les richesses minières de la RCA jouent un rôle important dans le financement et motivation des forces de Séléka, ainsi que l’implication de combattants étrangers. Ceci est semblable à la situation dans les régions orientales de la République Démocratique du Congo (RDC).

CAR violence Graph and data provided by ACLED

Les griefs du Séléka, dirigé par Michael Djotodia, comprenait l'échec prétendait du gouvernement à mettre en œuvre les termes de l’accord de paix de 2007. Toutefois, un cessez-le-feu a été négocié entre la Séléka et le gouvernement de la RCA, avec l’appui du Tchad, en 2013. Cet accord s’est aussi effondré, et la Séléka a repris sa lutte contre le gouvernement, emparant Bangui en mars 2013. Ils ont obligé Bozizé de fuir en exile. Cependant, les forces du Séléka et les partisans de Bozizé n’ont pas arrêté de se combattre, et la plus pire violence s’est produite en septembre.

À ce stade, les forces anti-Balaka, qui se sont formés comme des milices d’autodéfense de manière prédominante chrétienne, pendant les années 1990, ont devenu impliqués dans la lutte contre la Séléka. Ceci a brouillé la ligne entre les partisans de Bozizé, telles que les anciennes forces armées et l’anti-Balaka. Le porte-parole autoproclamé du groupe, Sébastien Wenezoui, a déclaré que l’anti-Balaka luttent pour défendre les chrétiens contre les musulmans, et beaucoup des recrues anti-Balaka viennent des communautés chrétiennes et animistes. Cela a donc renforcé la dimension religieuse de la violence, qui a augmenté considérablement depuis 2013, mais n’avait pas été signifiante avant cette date.

A la fin 2013 et jusqu’au début de 2014, la violence a atteint des niveaux sans précédent, et la possibilité d’un génocide a été reconnue par la communauté internationale, menant au déploiement par la France de l’opération Sangaris, par l’Union Africaine de l'opération Misca, et par l’ONU de l'opération Minusca, pour essayer de arrêter la violence. Cependant, depuis 2014, des centaines de milliers de musulmans ont été forcés de fuir leurs maisons, dont beaucoup vivent maintenant comme réfugiés au Cameroun et en la République démocratique du Congo.

Mis à jour récemment: %s Octobre 2014

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