[Légende id = « attachment_27885 » align = « aligncenter » width = « 550 »] Membres de la section de jeunesse du CNDD-FDD. Certains sont accusés de terroriser les gens à travers le pays. Avec la permission IRIN/ [caption]

« Pourquoi ne sommes-nous pas capables d’apprendre du passé ? », « Pourquoi continuons-nous à être manipulé et exploité à des fins d’intérêts sectaires et divisions politiques ? », « quand les jeunes burundais se réveiller et prendre connaissance de la périodique pièges placés dans la société ? »

Ce sont certaines des questions soulevées par les sept organisations de jeunes burundais, dont le Forum de sensibilisation et de développement, le Forum interuniversitaire, Fontaine Isoko Association JAMMA, département du Forum de la jeunesse pour le Renforcement de la Société Civile, Association des Girl Scouts du Burundi et Action pour la paix et le développement, sur la Journée internationale de la jeunesse, mi-août.

Alors que le pays célèbre son cinquantième anniversaire l’indépendance, ces organisations ont été exaspérées par la manipulation continue et le manque de maturité des jeunes pris au piège dans un cycle de luttes politiques et partisanes qui bénéficient seulement les politiciens. La régulière des rapports de l’intimidation, la torture, harcèlement, vol et agressions criminelles sont pour la plupart des actes des ligues de jeunesse affiliées avec les partis politiques.  Le plus célèbre parmi eux est Imbonerakura, associé au parti au pouvoir CNDD-FDD, malgré le refus continu de ces allégations dans la presse par son chef Denis Karera.

Selon ces groupes de jeunes de la société civile, les défis depuis longtemps, que ces jeunes gens ont été exposés pour expliquer cette fragilité. Ces défis comprennent l’absence de représentation des jeunes dans les instances décisionnelles à un niveau élevé, le chômage, la misère, le manque de transparence dans l’offre de possibilités d’emploi et un niveau très faible de l’entrepreneuriat chez les jeunes.

Cette augmentation de risques, la vulnérabilité des jeunes dans un contexte de post-conflit volatil marquée par la persistance de la criminalité dans certaines parties du pays, des actes de vol et des rumeurs incessantes de rébellion.

Ceux-ci les organisations de jeunesse étaient très préoccupées par le fait que l’histoire semble se répéter sans en tirer toutes les leçons. Ils ont rappelé que l’exploitation des jeunes par l’UPRONA dans les années 70 et 80, la participation des jeunes dans les meurtres et la violence entre 1993 et 1995, la scolarisation massive dans l’armée régulière et les autres mouvements rebelles entre 1995 et 2002 et la persistance d’aujourd'hui des milices qui montrent l’intention de s’approprier les pouvoirs de police et de justice.

[Légende id = « attachment_27886 » align = « alignright » width = « 211 »] Gordien Niyungeko, Secrétaire exécutif de la FOCODE au cours de la Conférence de presse de jeunesse. / [caption]

Compte tenu de cette situation, diverses tentatives pour ramener le calme ont été lancés. JAMMA entamé le dialogue avec les Imbonerakure. FOCODE organise des ateliers visant à partager les vues entre jeunes issus de différents partis politiques. Cependant, les défis demeurent. Ils sont particulièrement associés à l’absence d’un cadre reconnu pour le dialogue et le faible engagement par les autorités politiques qui semblent minimiser le problème.

S’adressant à un groupe de jeunes pacifistes sur la Journée internationale de la paix, Pacifique Nininahazwe, leader de la jeunesse et maintenant la tête de la coalition de la société civile plus large, invitait les jeunes, quelle que soit leur affiliation politique, à lutter pour leurs droits (éducation, emploi, représentation dans les différents organes) et de s’assurer qu’ils sont à l’ordre du jour des partis politiques. « Vous devez penser avant tout comme une jeune génération avant d’être membre d’aucun parti politique, » il a conseillé.

Ces conseils sont très précieux dans le cadre de la préparation des élections de 2015. Bien que le fardeau de la preuve sur la responsabilité reste avec l’individu, le rôle du gouvernement, du Parlement et des dirigeants politiques est une importance vitale pour assurer la sécurité des jeunes et de tous les citoyens, faire cesser les pratiques de manipulation et d’exploitation, améliorer les conditions de vie des jeunes et avec impartialité et sévèrement punir ceux qui se sont rendus coupables d’actes qui menacent la paix et tranquillité.